Tuesday, October 2, 2007

Road movie

Pour ceux qui suivaient ces petits billets sans l'image, voici un condensé accéléré de notre voyage de retour Malmö/Carcassonne

L'appartement ... immaculé, vide comme au premier jour, et ensoleillé en ce jour de départ ...





Et la preuve que c'est le moment de partir: le tableau de planning est vide !
Cette photo est prise de l'extérieur de l'appartement, alors que les nouveaux occupants viennent de prendre possession des lieux: ceci n'est plus chez nous !

Le coffre bien plein de notre indispensable attirail
Et c'est parti ! 0km au compteur ...

Ordinateur de bord prêt ...

... et on commence par une petite pause au Danemark.
Naïfs que nous étions, pensant que nous avions tout le temps pour rallier l'Allemagne !

Mais c'est ici que les choses commencent à se dégrader ...
Pourtant ils sont courtois et nous souhaitent la bienvenue ...
Mais bien vite la tension s'accumule avec la longueur des files de véhicules.
Les gens sortent des voitures à l'arrêt depuis une heure, claquent les portes, vont chercher des responsables ...
Pendant ce temps là l'écran géant de publicité fait défiler ses messages de consommation ("Buvez !", "Mangez !", "Achetez !")
Il n'y a pas grand chose à faire à part écouter de la musique douce et observer le comportement des autres conducteurs (enfin ... ils ne conduisent pas grand chose ... faut-il les appeler des "stationneurs" ?)
On se dit que parfois, on n'a pas de chance avec les plaques minénralogiques
Au bout de quasiment deux heures d'attente, le ventre du ferry s'ouvre enfin ...
Quand on pense qu'il y a des départs de navires toutes les demi-heures, ça laisse songeur ...
Enfin bref, nous voilà sur l'un des ponts de ce supermarché flottant, parés pour 45 minutes de traversée.

Arrivés en Allemagne, la météo, la circulation et l'horaire tardif se sont mis d'accord pour rendre la fin de cette première journée éprouvante.
Pas de photos, mais croyez-moi: pluie, nuit et fatigue ne font pas bon ménage !

Une pause à 22h est l'occasion de se jeter sur les énormes saucisses (ou petites assiettes, au choix)


00h15, arrivée à Kassel, enfin.

Tout le monde s'effrondre (en ayant quand-même le courage de monter le lit de voyage de Darrel)Le lendemain commence avec la pluie, mais le beau temps finit par se joindre au voyage, et l'arrêt à Baden Baden se fait sous le soleil !
Ici des voitures déshydratées: avant et après ajout d'eau

Ah ... et si vous vous arrêtez à l'aire d'autoroute de Baden Baden, ne manquez pas la salle des clowns ...
C'est censé être un lieu de féérie et d'amusement pour les petits ... mais quand on voit ces formes grotesques pendues à un coin de la pièce, vous fixant de leur grimace figée ...
Ou pire, flottant en l'air à travers un cerceau tout aussi terrifiant, on se demande si la mise en scène n'est pas faite pour inspirer la terreur ...
(non, je n'aime pas les clowns)
Un petit espresso macchiato, et un petit gâteau au chocolat (si il était petit ... de toutes manières j'ai fait disparaître la pièce à conviction, et puis l'assiette était toute petite)

Sur le chemin de la France ...

... le beau temps n'en finit pas de nous émerveiller
... la route se fait douce et ronde ...
... jusqu'au coucher de soleil tout en parme et ocres
A Besançon, l'hôtel nous rejoue une séquence de "Shining", mais ça ne nous coupe pas l'appétit
Je vous présente le carré d'agneau: fondant, savoureux et très ami avec ces beignets d'aubergine
La salade fraîcheur, tellement riche qu'on ne sait plus où donner de la fourchette
Un crumble qui ne fait pas de la figuration
Et des fromages très appréciés
Le lendemain matin, deux plateaux petit-déjeuner nous font presque regretter de quitter ce lieu de bombance

Mais la maison est toute proche, et pas même le nougat de Montélimar ne nous fera nous arrêter plus longtemps que le temps d'un café

Le dernier café routier, et la première île flottante depuis un an ... cette semaine va être riche en "première fois depuis un an" !

Dimanche soir: nous voilà arrivés !!!


Je ne clôturerai pas ce blog sans une mention spéciale à Meow, qui s'est comportée de façon admirable: entre sa mise en boîte le matin, et son extraction le soir, pas un miaulement, pas un grattement ... c'était à se demander si elle était vraiment là

De même, remercions Darrel, qui a supporté ces milliers de kilomètres sans le moindre miaulement ni grattement ... et sans pleurer non plus d'ailleurs ...

Sunday, September 30, 2007

Epilogue

Nous sommes arrivés sains saufs et fourbus à Carcassonne à 19h30.

Trois heures plus tard, après déballages, présentation de Darrel repas et discussions, je mets enfin le blog à jour !

Tout s'est bien terminé, et les images du voyage suivront bientôt.
Merci pour vos commentaires, et vos pensées, qui nous ont accompagné sous la pluie et le soleil, d'une frontière à l'autre.

Montélimar

Excusez ma gégraphie défaillante ... cette fois nous sommes vraiment à Montélimar, et comme j'ai déjà pris du nougat à l'arrêt précédent, je me régale cette fois d'ue île flottante et d'un café.

On est à 302 km de la maison, autant dire presque arrivés !
Etrangement, ce troisième jour, qui aurait dû être plus fatiguant, smble le plus facile des trois ... peut-être le fait de se savoir proche de la maison ?

RAS

"Rien à signaler"

Oh ce n'est pas qu'il ne se soit rien passé depuis notre départ de Besançon, la route a défilé, un plein d'essence a été effectué ...

Mais le trajet de ce matin avait des airs de croisière: temps paisible, nature vallonnée, habitacle douillet et ronron du moteur.

Nous sommes à Saint Albain, pas si loin de Montélimar ... je crois (!)
En tout cas j'ai pris du nougat pour aller avec le café.

Saturday, September 29, 2007

Retour vers la voiture

La même routine qu'hier revient: lever, douche, petit-déjeuner pantagruelique, pliage du lit de camp de Darrel.
Dans quelques instants, chargement de la voiture, et début de la dernière étape.

Ce voyage se déroule bien, et ces petits 2000 km ne font pas un périple, c'est vrai, mais plus un plaisant déplacement dans de bonnes conditions.

L'objectif était de toutes manières plus de joindre Malmö à Carcassonne par une ligne confortable que de vivre une aventure remplie d'imprévus ...

Antithèse

Si on retient une seule image du premier jour de voyage, ça sera la route allemande inondée la nuit, où les gerbes d'eau des camions et voitures créent un brouillard dense.

Le deuxième jour quant à lui est marqué par de longues routes serpentant sous un ardent soleil, où file une joyeuse voiture bleue !

Il est 23h, et nous sommes si loin (en distance et état) de la même heure hier !

Hier je naviguais sur la route/fleuve quelque part en direction de Kassel, en n'espérant qu'une chose: arriver à bon port (!)

Aujourd'hui, nous sommes dans notre chambre d'hôtel à Besançon, après nous être bien restaurés: salade fraîche (tortilla de poulet au curry, mozzarella, cuisses de cailles), carré d'agneau et beignets d'aubergine, plateau de fromages (St Vincent, Cabécou, gruyère doux), crumble (je n'ai pas mangé tout ça tout seul, non, non ...)

Et ce n'est pas tout !
Au risque de paraître chauvin, je dirai que passer dans la même journée de l'autoroute allemande à la française, donne un peu l'impression de manger une cuiller de vieux roquefort, puis une de crème à la vanille ...
Passée la frontière, l'expérience de conduite a en effet radicalement changé: les courbes se sont faites douces, la route lisse et silencieuse, le trafic moins violent (à part les quelques habituels fous du volant).
De plus (ce n'est qu'un détail mais quand-même), la signalisation est omniprésente en France, et on sait toujours à combien est la prochaine station service par exemple ...

Et en arrivant en France, on n'a pas résisté à mettre la radio ... sur France info, Jacques Kessler énonçait son habituelle chansonnette météorologique ... ça nous a bien fait sourire !

Derniers pas teutons

Lieu: Aire de repos de Baden Baden
Heure: 16h24
Action: Café-Gâteau et pause Darrel

Une des multiples différences entre la France, la Suède et l'Allemagne a pu s'illustrer lors de cette pause.
Si je demande en Suède un espresso macchiato, on me servira une énorme tasse (si je demande la petite taille), et un petit seau (si je demande la grande).
En Allemagne, je viens d'avoir droit à un petit verre du précieux mélange, accompagné d'un verre d'eau.
En France ... on me regardera avec les yeux ronds dans pas mal d'endroits "Un expresso quoi ?"

Bref, le café se décline souvent de façon bien différente d'un pays à l'autre, et en demandant 'un café normal', on est presque assuré d'avoir quelque chose d'éloigné de ses normes personnelles.

Le gâteau au chocolat qui accompagnait le café était par contre comme tous les gâteaux au chocolat: miam !

Ah, au fait ... le dernier panneau avant l'aire de repos annonçait "Straßburg: 60 km !
Je pense que nous n'arriverons pas à l'hôtel à minuit comme hier ...